28 novembre 2010

Merci

Ce samedi je me trouvais debout à l'entrée d'un petit supermarché en train de distribuer des sacs plastiques. Pour comprendre ce qui m'a arraché à ma grasse matinée sacrée du samedi matin, il faut remonter quelques semaines en arrière. Plus précisément, lors du dernier conseil municipal.

Lors du compte rendu de l'adjoint en charge de la commission sociale, appel est fait aux conseillers municipaux de participer à la collecte de la banque alimentaire, la bien nommée BA. L'adjoint nous rappelle l'importance de cette collecte et que si tout le monde participe, chacun n'aura à consacrer qu'une petite partie de son week-end. Me voici donc inscrit sur le registre pour le créneau du samedi 10h30-12h.

Poli comme un miroir astronomique, j'arrive sur place à 10h25. J'y retrouve l'équipe précédente que je dois relever. Ils me passent les consignes, j'enfile un superbe gilet de signalisation couleur rouge fluo marqué en grosse lettre (dans le dos) "Banque alimentaire", je serre la main de mon acolyte qui vient juste d'arriver, et nous voilà tous les deux à accueillir les clients de ce petit supermarché discount.

Il paraît que ce supermarché discount est fréquenté par les personnes les plus modestes. En fait, pendant une heure et demi, je vais voir défiler toutes les catégories de personnes de la société française:

Il y a les souriantes: les personnes qui vous renvoient votre sourire franchement. Elles s'arrêtent pour prendre le sac plastique que vous leur tendez et vous écoutent dire "c'est pour la banque alimentaire". Elles hochent la tête et vous glissent un petit mot gentil: "je n'ai pas beaucoup d'argent, mais je donne toujours", "je vais donner du chocolat et des bonbons, parce que vous savez, les plus démunis ont besoin aussi de friandises", "Je suis au RSA, mais je vais donner quand même". Merci. Merci. Merci.

Il y a les stressées: elles nous ont repéré de loin (grâce à nos gilets rouges fluos) et ne s'arrêtent pas à notre hauteur, sauf après nous avoir entendu dire "c'est pour la banque alimentaire". Là, elles marquent un temps d'arrêt, se tournent vers nous et grommèlent quelque chose comme "ah oui, c'est bien". Merci . Merci. Merci.

Il y a les jeunes: ils/elles nous regardent avec une interrogation dans les yeux "keskecé?". Nous leur expliquons rapidement que nous collectons des aliments non périssables pour les plus démunis et que s'ils souhaitent donner quelque chose, ils peuvent nous le remettre après la caisse dans ce sac plastique. Je ne suis pas sur qu'ils comprennent toujours car j'ai eu droit à un "mais qui c'est qui paye alors?"... Merci. Merci. Merci.

Il y a les vieux: ceux qui viennent faire leurs courses le samedi avec la foule parce qu'ils sont seuls le reste de la semaine. En général, ils s'arrêtent et discutent avec nous. Ils nous racontent une tranche de vie que l'on écoute en silence. Merci. Merci. Merci.

Il y a les fatigués de la vie, les blessés de l'âme, les corps malades: Ils avancent doucement avec leurs sacs à la main car ils n'ont pas de pièce pour le caddy. Ils prennent toujours un sac en plastique qu'ils rendront toujours avec quelques choses dedans. Même si parfois on voudrait qu'il le garde pour eux. Merci. Merci. Merci.

Il y a cette personne qui m'a dit avoir dormi dans la rue pendant plusieurs années et qui m'a demandé plusieurs sacs plastiques. Elle nous a donné plus que ce qu'elle a emporté. Merci. Merci. Merci.

Il y a tout ceux qui se sont excusés car ils avaient déjà donné la veille, dans le magasin concurrent, à l'école. Merci. Merci. Merci.

Et il y a ceux qui ne nous voient pas: leur regard glisse sur nous et ils n'entendent pas notre "c'est pour la banque alimentaire". Ils n'écoutent plus le reste du monde. Ils ont le regard absent des parisiens devant le mendiant qui tend la main. Indifférents.

Il y a eu une seule personne aigrie ce matin là: elle s'est arrêté devant moi et m'a regardé droit dans les yeux. "J'ai une mère paralysée. Personne ne m'a aidé, alors je ne donne rien". Je n'ai rien su répondre, mais j'ai immédiatement pensé à Carmen Cru.

Pendant une heure et demi, j'ai vu défiler beaucoup de monde: des chômeurs, des avocats, des ouvriers, des noirs, des blancs, des jeunes, des vieux, des couples, des familles nombreuses... Beaucoup de parents nous envoyaient leur enfant avec le sac plastique contenant leurs dons. A leur regard timide, nous avons offert nos plus beaux sourires.

Merci. Merci. Merci.

21 commentaires:

  1. L'année dernière j'ai eu la chance de participer à la banque alimentaire dans ce même contexte (quartier, population etc...). Il y a des choses impressionnantes, les personnes ayant oublié de donner et repartant faire des courses "juste pour nous", les personnes n'ayant rien et amenant "juste" une conserve.

    Beaucoup de généreusité tout de même !

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  2. Vous aviez une bonne situation, tout se passait à merveille jusqu'à ce que "ça" arrive. Maladie, décès du conjoint, perte d'un boulot et chômage longue durée jusqu'au RSA, faillite de votre entreprise.

    Peu importe, toujours est-il que vous êtes retrouvé avec votre RMI/RSA Socle pour vivre dans un lieu où c'est au mieux difficile mais probablement impossible : la France.

    Et oui, il vous faut faire tenir un loyer, la nourriture, l'eau et l'électricité, vos vêtements, vos télécoms et votre santé dans ... 460 euros + une aide au logement.

    Difficile à Josselin ou à Qinsac... impossible à Paris, Nice, Lille Strasbourg et toutes ces grandes villes.

    Avec le RSA Socle, la case CMU n'était pas loin et vous êtes tombé dedans. D'ailleur vous n'y êtes tombé que parce que pour bénéficier d'une ridicule aide pour le gaz et l'électricité ... vous avez obligation de vous mettre à la CMU.

    Hé oui, si vous avez le malheur de ne pas arriver à vivre en France avec 460 euros, vous irez demander quelques petites aides supplémentaires. Vous savez bien, celles que l'on sous-entend sur M6 : la prise en charge de l'électricité, de l'eau, du gaz, des dépenses imprévues, etc ...

    Et là, vous tomberez dans une sorte d'enfer :
    1- ces aides sont insignifiantes : 150 euros annuel pour l'énergie, 150 euros annuel d'aide extra-légale, et 200 euros d'aliments.
    2- Pour les obtenir, on vous demandera ni plus ni moins que de vous dépouiller un peu de votre dignité humaine. Après 1 à 3mois d'attente pour un RDV avec une assistante sociale, il vous faudra prouver par des justificatifs votre train de vie. Ensuite un dossier sera déposé pour passer en commission dans les semaines qui suivent le dépot de vos pièces...

    Bref rapidement, si vous n'avez pas une petite aide extérieure, vous plongez. Mais si vous la déclarez elle vous est intégralement retirée de votre RSA du trimestre suivant. Si vous ne la déclarez pas vous êtes un méchant fraudeur.

    Dès lors que vous êtes au RSA, vous perdez une grande partie si ce n'est la quasi-totalité de votre vie sociale. Les factures et huissiers, frais bancaires et galères deviennent un lot quotidien. Quand vous allumez la TV (si vous en avez encore une) vous ces nombreux reportages sur les gens au RSA qui vivent bien : le journaliste expliquera que leur loyer est payé, que l'électricité aussi et que Grâce à la CMU ils n'ont plus de dépenses de Santé, sous entendant que finalement leur RSA n'est que de l'argent de poche.

    Et ces reportages "choc" dont tout le monde aime à parler : ces "pauvres" qui refusent de prendre des emplois, des emplois que personne n'accepte, des pauvres qui mènent grand train de vie, ceux qui savent "profiter" du système.

    Et oui, mais dans la vie, la vraie vie, pour 99,99 % des "pauvres" ce n'est pas comme sur M6, ni TF1. C'est la misère, la vraie de vraie.

    Une succession de galères matérielles sans fin, quotidienne, de dévalorisation de soi, de non accès à des choses essentielles. (Suite au message suivant)

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  3. - Vous cassez vos lunettes, vous ne voyez plus rien ? Votre opticien ne pourra plus rien pour vous.
    - Votre médecin vous envoie voir un spécialiste secteur 1 ou 2 ? Celui vous refusera ou vous mettre ouvertement dans la case "je reçois les - gens comme vous le Jeudi Matin uniquement".
    - Le responsable logement de la mairie vous expliquera qu'il ne peut rien pour vous, pas de relogement d'urgence possible, et les HLM refusent les Rmistes et gens pauvres car ils ne sont pas assez solvables.
    - En cas d'impayés, votre propriétaire vous fera la peau ou dès qu'il connaîtra votre situation, il résiliera le bail à échéance.
    - Le trésor Public, même si vous arrivez à avoir un RDV avec eux, ne pourra pas faire grand chose pour vos anciens PV, vos impots des années précédentes etc ... Après vous avoir reçue, ils feront pleuvoir sur votre compte en banque des ATD que votre banque vous facturera 80 euros chaque.
    - Votre banquier vous supprimera assez rapidement votre autorisation de découvert, bien souvent au moment crucial.

    Et les "pauvres" les Rmisites/Allocataires RSA, quand ils sont acceptés, même par les athées-laïques, c'est par une sorte de nauséabonde générosité chrétienne. Ils ont intérêt à être à l'heure à leurs RDV chez le Médecin, leur assistante sociale ou ailleurs, sinon, même avec quelques minutes de retard, on les refuse où ils ont droit à une leçon de morale.

    Parce que les "pauvres" ils en entendent des choses... - "c'est pour vous responsabiliser"
    - "dans votre situation vous n'allez pas faire la difficile"
    - "il faut que vous fassiez quelques efforts quand même"...

    Et un jour, plus tard, peu importe que vous ayez pu sortir la tête de l'eau ou pas, vous irez faire vos courses dans un supermarché local.

    Et là, vous verrez tous ces gens : votre propriétaire, vos médecins spécialistes, votre opticien, le responsable logement de la mairie, le trésorier des impôts, votre banquier ...

    Oui, ils seront là avec leurs sacs de la banque alimentaire, leur cagnote de la croix rouge, leurs badge des resto du coeur.

    Et vous passerez devant eux, faisant glisser votre regard pour éviter de faire face à l'insoutenable.

    C'est ça aussi la misère cher Zythom.

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  4. Ma compagne et moi avons choisi une méthode originale pour protester contre la réforme des retraites.

    Désormais, non seulement nous ne donnerons plus rien : ni notre sang, ni le moindre argent, ni même un grain de riz, mais nous prendrons le temps d'expliquer notre position aux bénévoles qui auront le malheure de nous solliciter.

    Merci, merci, merci.

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  5. @Miaou[34+1] et Anonyme: Jamais à aucun moment nous n'avons stigmatisé ceux qui ne donne pas. Ni moi dans ce billet, ni sur le terrain avec mon acolyte.

    Ce billet n'avait pour but que de remercier (à mon petit niveau) ceux qui avaient pris un sac plastique avec gentillesse.

    Parmi ces personnes, toutes n'ont pas fait de dons. Et c'est tout à fait normal.

    @Anonyme: en tant que bénévole, j'aurais peu apprécié que quelqu'un vienne m'expliquer pourquoi il ne donne pas. Pour une raison simple: je m'en fiche éperdument. Je donne du temps pour faire fonctionner un système d'aide aux plus démunis, pas pour écouter des discours politiques.

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  6. Cette petite phrase : "
    Ils ont le regard absent des parisiens devant le mendiant qui tend la main. Indifférents." c'est de l'humour?

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  7. @Anonyme: Non, pourquoi? J'ai hésité avec la phrase "le sourire des parisiens dans le métro".

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  8. @zythom: je pense que cette deuxieme phrase aurait ete plus judicieuse

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  9. Un fervant lecteur30 novembre 2010 à 11:36

    Et il y a ceux qui attende dans un supermarché avec un gilet rouge, merci merci :)

    Pour ma part, je ne donne rien lors des collecte, je rend simplement ce que la société ma donner lors de l'ouverture des plan grand froid niveau 2 et 3 et lors de poste de secours. Chacun sa façon de donner, l'important est la solidarité.

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  10. @Miaou [34+1] : Ou bien « tous ces gens : votre propriétaire, vos médecins spécialistes, votre opticien, le responsable logement de la mairie, le trésorier des impôts, votre banquier » « ont le regard absent des parisiens devant le mendiant qui tend la main. Indifférents. »

    Je veux bien croire que certains se donnent bonne conscience avec une boîte de conserve annuelle, mais je pense que la plupart méprisent ce genre de collecte avec le même mépris que celui dont ils gratifient ceux à qui elles sont destinées.

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  11. Sur le coup de l'énervement on peut charger toutes les mules et faire toutes les généralités. Je suis médecin spécialiste, je reçois tout le monde sans préalable et il m'arrive, comme aux autres, de travailler gratos.Il y a des cons partout et on circule dans les catégories chacun notre tour. A charge pour chacun d'être moins égoiste et de parler plus facilement à ses voisins.

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  12. Bonsoir Anonyme,

    Généralité ?

    Là où je suis, une enquête exhaustive a été faite, 97% des spécialistes secteur 2 refusaient d'une façon ou d'une autre la prise en charge des bénéficiaires de la CMU en 2006.

    Seulement 60% quelques années plus tard.

    Vous illustrez vous même très bien le problème qui se pose, à l'image de ces 2 études de l'Irdes :

    Citation de Anonyme "je reçois tout le monde sans préalable et il m'arrive, comme aux autres, de travailler gratos."

    Cher anonyme, quel rapport faites vous entre la CMU et le travail gratuit ?

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  13. Bonsoir Miaou,
    Je reste perplexe sur ces statistiques, voulez-vous me donner les références SVP ? Je ne fais pas d'autre rapport entre CMU et travailler gratos que dire que, quand un patient a des problèmes d'argent, je lui demande de venir se faire soigner et qu'on verra ensuite pour la finance. Ce qui signifie également que tous les médecins ne pensent pas d'abord au chiffre d'affaires. Mais j'ai dit aussi qu'il y a des cons partout...
    PS pour Zythom :je prends anonyme parce que c'est le moyen le plus simple de laisser un post ici, sous NP ça marche pas toujours.

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  14. Bonsoir Anonyme,

    Si vous relisez ma longue tirade, le message de fond n'était aucunement de stigmatiser une profession ou une autre.

    Par contre, j'illustrais la réalité de ces difficultés que rencontrent les personnes dans la grande précarité.
    Et entres autres acteurs, les médecins sont malheureusement pour cette corporation, en bonne place de par leur activité. La quasi-totalité des personnes à la CMU ont rencontré des problèmes d'accès aux soins, plus spécifiquement certaines catégories de spécialistes.

    Les premières années furent d'ailleurs critiques à ce niveau.

    Concernant les études, je ne peux les diffuser mais certaines sont disponibles on-line en PDF.

    Deux sont notables:

    Faites une recherche sur l'auteur : Despres et la thématique refus de soin. : Mai 2006 pour le Val de Marne et 2008 pour Paris, par l'Irdes.

    Elles sont passionnantes, et ont l'intérêt de détailler le protocole, les méthodes statistiques, de ventiler les résultats par catégorie et spécialité etc ...

    Mais bon, je me répète, là n'était pas le message de ma tirade.

    C'est le changement de regard que peuvent avoir les usagers des systèmes sociaux, dont ceux pris en charge au titre de la précarité.

    Et ouvre sur les motivations et comportements de tous ces "bons samaritains" dévoilés.

    C'est un simple éclairage sous un autre angle qui n'est pas accessible à tous.

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  15. Cher Miaou,
    Merci pour les références, un peu de lecture pour le prochain WE, sous la neige.

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  16. Ce qui est dingue... c'est de voir des professions en majorité pas trop dans le besoin (je pense aux avocats, même si une réalité globale peut cacher de gros écarts individuels) fréquenter le hard-discount!

    A titre perso, je suis à placer dans la classe moyenne des revenus et j'ai tendance à ne pas soutenir cette spirale vers le bas (le pouvant encore, pourvu que ça dure...) qui, en règle générale, pressure les gens à tous niveaux: Directement pour les emplois de vente, non délocalisables; Indirectement pour tous les chomeurs résultant de la politique d'approvisionnement dans des pays à bas couts de ces enseignes.

    Ceci dit... a une époque ou acheter une Renault ne fait dans l'immense majorité des cas pas travailler plus de gens en france qu'acheter une logan, le choix peut devenir difficile...

    Et encore, les voitures chinoises ne passent toujours pas nos homologations (sécurité...).

    Tout ceci pour dire que le bénévolat et donner, c'est super car des gens qui crèvent c'est maintenant... Mais d'un autre côté, après des décennies de bricolage associatif sans évolution politique ayant adressée le pb de fond, on peut se demander si un arrêt net et brutal de ce facteur de préservation de la paix sociale qu'est l'aide alimentaire ne serait pas susceptible de faire évoluer rapidement les politiques, par peur de la réaction de millions d'estomacs vides?

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  17. @Anonyme: Et faire mourir des dizaines de personnes, en fragiliser des milliers d'autres, en attendant une réaction politique?

    Coluche a mis en place les restos du cœur justement parce que rien ne bougeait malgré la misère et la faim de milliers de personnes.

    L'action politique peut être engagée dès maintenant, et il y a de nombreuses personnes qui militent, dans et hors des associations.

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  18. mais il l'avait mis en place de manière temporaire...

    des milliers qui militent ? il y en a encore des milliers ? j'en doute parfois...

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  19. Pour le regard indifférent des parisiens, c'est aussi une sorte d'autoprotection qui se met en place au bout de quelques mois, face à des sollicitations trop nombreuses.

    Mais ça doit être difficilement supportable d'avoir l'air transparent quand on est de l'autre coté.

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  20. @Zythom, sur l'arrêt du bénévolat:
    Certes, ça ne se ferait pas sans casse... Mais globalement mon propos valait sur le bénéfice de décennies de cette aide par rapport a celui, là encore à long terme, de son arrêt qui obligerait de fait le gouvernement à revoir le partage des richesses dans ce pays, sa politique économique (taxation immédiate de tout ce qui vient de pays faisant du dumping social, ce qui est une forme de concurrence déloyale: Les taxations environnementales sont un excellent cheval de Troie pour cela car elles permettent de déroger à l'OMC)... pour le plus grand bénéfice de l'emploi.

    Des millions d'estomacs vides, ca fait du grabuge en qq jours. Bien montée, une opération d'arrêt total de l'aide alimentaire (avec de possibles exceptions comme le lait infantile) aurait de quoi faire très peur et permettre d'obtenir beaucoup pour un bénéfice de long terme évident.

    Car la situation actuelle, c'est des associations qui participent à tenir debout le trône d'une série ininterrompue de rois-nègres blancs, à la solde de la bande du Fouquet's.

    Ces gens sont allés jusqu'à mettre en péril l'édifice Européen (de plus en plus mal vu par les ressortissants des pays initiateurs) en intégrant des pays qui ne pouvaient que nous entrainer vers le bas (et nous en vouloir, à terme, pour une exploitation digne d'une colonisation... économique) pour permettre à ces gens de "délocaliser confortable", à 2 ou 3 dizaines de minutes de Jet de la Riviera.

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  21. j'ai demandé aux bénévoles ce dont ils avaient le plus besoin. Sur leur papier ils avaient oublié les enfants. J'ai donc fait le plein de nourriture en pots, lait et couches.
    J'estime que je me dois de donner aux collectes aux portes des magasins. C'est une façon pour moi d'aider. Je n'aime pas donner de l'argent à des causes nobles sans doute mais ce qui m'énerve c'est de voir une partie de ces sommes prélevées pour l'intendance alors que ce devrait être aussi gratuit.
    je sais également que les resto et d'autres associations seront amenées à faire aussi des collectes et là aussi je donnerais.
    j'approuve votre réaction vis à vis de ceux qui ne donnent pas tout en essayant de se disculper. Ils ne donnent pas, ok c'est leur droit et il faut les respecter mais qu'ils se taisent.
    marie-jeanne

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