26 janvier 2011

Intelligence artificielle


Je suis depuis longtemps fasciné par le concept d'intelligence: qu'est-ce que l'intelligence, comment la mesure-t-on, peut-on la simuler artificiellement, comment se développe-t-elle, etc.

Je pense qu'une partie de mon attrait pour l'informatique vient de ce domaine très particulier qu'on appelait auparavant "Intelligence Artificielle" et qui fait maintenant parti du champ plus vaste des Sciences Cognitives qui sont en plein développement.

Je me souviens avec émotion de mes premiers programmes qui résolvaient des problèmes aussi complexes que la réduction de fraction ou le calcul de PGCD et de PPCM. Ces programmes s'appropriaient des compétences réservés jusque là aux seuls humains. J'ai connu la montée en puissance des programmes de jeux d'échec jusqu'au choc final de la première défaite d'un homme face à une machine (Gary Kasparov vs Deep Blue en 1997).

Mais la création d'une véritable intelligence artificielle reste à faire. Aucune machine n'a à ce jour réussi le Test de Turing, à savoir être capable de soutenir une conversation avec un être humain sans que celui-ci puisse deviner avec certitude s'il parle avec une machine ou avec un autre être humain.

J'ai pour ma part réalisé mon mémoire de DEA (Diplôme d'Études Approfondies, diplôme aujourd'hui disparu, une sorte d'année Master2 orientée recherche) sur le sujet de la "Logique temporelle", extension du calcul des prédicats incluant des opérateurs spécifiques liés au temps (avant, après, pendant telle durée, etc). J'ai préparé ce diplôme en parallèle à ma dernière année d'école d'ingénieurs, et pour cela je suivais des cours à l'Université tous les samedi matin. Je raconte d'ailleurs ici même ma première conférence effectuée sur ces travaux...

Si les considérations théoriques peuvent sans aucun doute faire progresser la recherche d'une intelligence artificielle, j'avais envie d'explorer la question sous un autre angle: le fonctionnement du cerveau. J'ai donc préparé (et passé) une thèse dans le domaine, à la mode à l'époque, des réseaux de neurones formels. J'y a consacré quatre années passionnantes de ma vie à étudier les réseaux de neurones bouclés à apprentissage supervisé (le bouclage du réseau introduisant une récurrence et donc l'introduction du temps dans le système, ce qui était ma spécialité de DEA).

J'ai adoré travailler avec des neurobiologistes, des éducateurs de jeunes enfants, des neurochirurgiens, des psychiatres et des cogniticiens. En tant qu'ingénieur informaticien, j'étais le lien, le liant entre toutes ces disciplines qui me fascinaient. J'avais (et j'ai encore) tout à apprendre, à comprendre. Comment le cerveau est-il structuré, organisé, quel est le rôle supposé de chaque niveau, de chaque structure, pourquoi un ensemble aussi "lent" par rapport au temps électronique est-il capable de reconnaitre un visage parmi des milliers mémorisés, pourquoi quand un morceau du cerveau manque (après un accident par exemple), les facultés restent intactes parfois...

Mes choix de vie personnels m'ont écarté de ce champ de recherche, mais je suis sur que des progrès considérables pourraient encore être accomplis, avec en particulier des applications concrètes en automatique et en météorologie, ou dans tout domaine où l'obtention de modèles non linéaires de type boite-noire pourraient être utiles. Mais je ne suis pas irremplaçable et la recherche se porte très bien sans moi. Donnez-moi 10 millions d'euros et je vous promets de consacrer toute ma vie restante à ce sujet (montant non remboursable, Paypal accepté, sans garanti de résultat). Mais obtenir d'un réseau de neurone une simulation d'un système non linéaire, si cela serait très utile pour les ingénieurs, n'en fait pas une machine intelligente. Et pourtant, plus la science avance, plus le fonctionnement électrique et chimique du cerveau est bien compris. C'est le fonctionnement d'ensemble, l'algorithme, qui n'est pas encore connu.

Bien entendu, l'existence d'une machine intelligente marquerait une étape considérable dans l'histoire de l'humanité. J'ai dévoré tous les ouvrages (ou presque) de science-fiction qui traitent du sujet: les Asimov bien entendu, et autre Clarkeries. Je guette souvent la sortie au cinéma de chaque film de science-fiction traitant plus ou moins du sujet (comme A.I. de Spielberg).

Mais les années passent, les concours d'intelligence artificielle s'enchainent les uns après les autres, mais aucune machine capable de rivaliser avec un cerveau humain, même moyen, n'a encore vu le jour.

Alors quand ma fille ainée de 16 ans, à qui je faisais part de ma déception de ne pas vivre cette révolution, m'a répondu: "Mais enfin, papa, une machine intelligente, ça ne pourra jamais exister", je me suis dis qu'elle avait peut-être raison.

Mais j'espère encore.

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Source image le magnifique site "If we don't, remember me"

20 janvier 2011

On ne peut pas toujours tout cacher

Chaque mission est un défi, et puisque les magistrats me confient plutôt des missions techniques, il s'agit souvent pour moi d'un défi technique. Mais comme je le répète assez souvent sur ce blog, à l'impossible nul n'est tenu. Quoique.

Deux entreprises sont en conflit commercial, et l'une accuse l'autre d'avoir récupéré par l'intermédiaire d'un transfuge un certain nombre d'informations confidentielles. Les dites informations sont contenues dans des fichiers PDF qui auraient été emmenés par le salarié débauché sur son ordinateur portable personnel. Le salarié concerné nie les faits et affirme n'avoir jamais manipulé ces fichiers sur son ordinateur personnel.

La justice a fait saisir l'ordinateur en question et comme les enquêteurs disponibles sont occupés ailleurs à faire monter le taux d'enquêtes résolues, je suis désigné pour mener à bien l'investigation. Ma mission: trouver trace du fichier "SuperConf.pdf". Me voici donc à la maison dans mon bureau à faire l'analyse du matériel saisi. J'ai déjà expliqué ici comment je procède pour copier le disque dur afin de créer une copie parfaite (aux secteurs défectueux près). J'ai déjà raconté aussi ici les galères rencontrées dans certains démontages d'ordinateurs portables.

Dans le cas présent, une fois l'image du disque dur effectuée et transformée en machine virtuelle, je commence par me "promener" dans le système de fichiers, pour "sentir" un peu le profil de l'utilisateur de l'ordinateur: quels sont les logiciels installés, les raccourcis, l'organisation général de la machine, etc.

Très vite, je tombe sur un effaceur de traces redoutable: Eraser. Là, je me dis tout de suite que mes chances de retrouver des traces du fichier PDF recherché sont assez minces. Mais, le travail devant être fait, je lance une recherche du nom de fichier dans la zone allouée du disque dur, dans la zone non allouée, dans la table des fichiers effacés/non effacés, et partout où je peux retrouver un fragment de fichier PDF.

Comme prévu, aucun fichier "SuperConf.pdf". Par ailleurs, la liste des fichiers effacés est parfaite vide.

Par contre, je découvre un fichier non effacé qui s'appelle "SuperConf.myd" qui se trouve dans le répertoire "\Documents and Settings\cépasmoi\Application Data\Adobe\Acrobat"...

Étrange.

Une petite recherche sur Internet me laisse penser qu'il s'agit d'un fichier associé au système de gestion de base de données MySQL. Mais que vient faire ce SGBD dans le logiciel Acrobat? Je fouille un petit peu plus sur le disque dur pour finalement réaliser qu'il ne s'agit pas de l'habituel "Reader" gratuit mais bien de la version complète du logiciel phare de chez Adobe. Une recherche plus approfondie sur Internet ne donne pas grand chose (à l'époque;) sur l'association Acrobat/MySQL...

Comme je n'ai rien d'autre à me mettre sous la dent, je décide d'installer MySQL et ses outils sur une machine vierge et d'y transférer l'ensemble des fichiers .MYD récupérés sur le scellé (enfin sur son image). Je ne m'étendrai pas ici sur la configuration d'une instance MySQL et sur les différents échauffements toujours nécessaires pour dérouiller mes connaissances sur ce merveilleux langage qu'est SQL. J'arrive à "monter" les différents fichiers .MYD dans le SGBD et à lancer quelques commandes SELECT * dans le requéteur.

Et là, avec une certaine surprise je dois dire, je découvre que le logiciel Acrobat garde trace de tous les fichiers qu'il a manipulés, avec les informations associées: Auteur, mots clefs, nom du fichier, chemin d'accès, taille du fichier, dates diverses, sujet et d'autres encore. Et en l'espèce, tout ce qui concernait mon fichier "SuperConf.pdf": Erazer avait effacé toute trace du fichier d'origine, mais n'avait rien retiré des traces laissées dans la base de données interne d'Acrobat.

J'ai pu ainsi rendre un rapport précisant bien que le fichier "SuperConf.pdf" avait bien été présent sur l'ordinateur mis sous scellé. Avec bien entendu toutes les réserves que je fais à chaque fois et que je rencontre trop rarement autour de moi: les dates ne prouvent pas grand chose, la présence du fichier ne signifie pas nécessairement que sa manipulation ait été faite par le propriétaire de l'ordinateur, etc.

J'ai ainsi pu vérifier une fois encore le principe de l'échange de Locard, ou son équivalent informatique:
On ne peut chiffrer ou déchiffrer une donnée, l'inscrire ou la supprimer d'une mémoire, sans apporter et déposer une trace sur l'ordinateur, sans modifier et prendre quelque chose qui s'y trouvait auparavant.
Je dois admettre que j'ai au final passé beaucoup plus de temps à essayer de rédiger un rapport clair et facilement compréhensible qu'à mener les investigations techniques...

14 janvier 2011

Réinscription partielle




Monsieur,

En application des dispositions de la loi du 29 juin 1971 modifiée par la loi du 11 février 2004 et du décret du 23 décembre 2004, et à la suite de la tenue de l'Assemblée Générale de la Cour d'Appel réunie le 16 novembre 2010, j'ai l'honneur de vous informer de votre réinscription sur la liste des experts judiciaires de la Cour d'Appel de Tatooine pour cinq ans sous la rubrique suivante:
E-01.03 Logiciels et matériels
à l'exclusion des autres rubriques qui auraient pu être demandées. En effet, les membres de la Commission de Réinscription Quinquennale ont retenu le principe de rejeter toutes les demandes d'extension d'inscription non validées par une précédente assemblée générale.

Il vous appartiendra, tous les cinq ans, de solliciter votre réinscription.
Je vous rappelle également les termes de l'article 23 du Décret du 23 décembre 2004 qui porte obligation de déposer un rapport annuel de votre activité d'expert avant le 1er mars de chaque année.

Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée.
Le Procureur Général




Après plusieurs mois d'incertitude, avec plusieurs "grosses" affaires en cours et cette insécurité juridique comme une épée de Damoclès, me voici enfin rassuré sur mon sort: je ne serai pas radié. Cela mérite la bouteille de Champagne que je vais ouvrir ce soir en trinquant à votre santé, chers lecteurs.

Je précise que mon dossier de demande de réinscription mentionnait l'existence de ce blog ainsi que la publication de certains billets sur la plateforme village-justice.com. Je suis content que cette démarche n'ait pas été un frein.

Un regret cependant, je demandais mon inscription également dans les rubriques suivantes: "E.1.2 Internet et multimédia", ainsi que dans "E.1.4 Systèmes d'information (mise en œuvre)", dans lesquelles j'ai, comme responsable informatique dans une grande école, à mon avis les compétences nécessaires. Mon regret ne porte pas sur le refus qui m'est fait d'être inscrit dans ces rubriques, mais plutôt sur la raison qui m'est donné: je n'y étais pas inscrit auparavant. Si le raisonnement est maintenu à chaque fois, je ne pourrai donc jamais y être inscrit.

Je trouve dommage que la justice refuse l'aide d'un citoyen, et considère qu'un expert ne peut pas acquérir de compétences complémentaires. C'est assez étrange.

Je prépare maintenant mon dossier de demande d'inscription sur la liste des experts agréés par la Cour de cassation (dite aussi "liste nationale"), puisqu'il faut avoir été inscrit au moins cinq ans sur une liste de Cour d'Appel (article 2 de la loi n°71-498 du 29 juin 1971 relative aux experts judiciaires). Comme je suis inscrit depuis 12 ans...

C'est amusant d'ailleurs, car dans le dossier d'inscription sur cette liste, il est demandé si l'on a participé à une affaire particulièrement importante dans laquelle on a fait un travail particulièrement remarquable. Heu, ben moi, je ne travaille que sur des affaires locales - mais attention, importantes quand même pour les personnes concernées, hein - et je vous assure que je m'applique à y donner le meilleur de moi-même. J'ai bon, là?

La marche suivante est très importante, mais aujourd'hui, je savoure ma joie en toute simplicité.

A la votre!

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Source image: Tim Flach (timflach.com)

03 janvier 2011

Bilan 2010

Je n'aime pas regarder en arrière. Cela me rend inutilement nostalgique et je préfère toujours m'activer sur des projets. J'aime le lundi parce que toute la semaine s'offre à moi pour avancer dans ma vie professionnelle ou dans ma vie publique. J'aime le vendredi soir, car tout le week-end s'offre à moi pour avancer dans ma vie privée ou dans mes expertises (j'ai aussi des expertises dans la semaine, une vie publique le week-end et une vie privée tout le temps mais vous saisissez l'idée).

Pour autant, il me paraît sain de temps en temps de faire un point, non pas pour simplement regarder le travail accompli, mais pour observer le passé. Et rien de mieux que le changement d'année pour cela.

Bilan de mon activité d'expert judiciaire.
J'ai eu beaucoup de missions en 2010, principalement au pénal, surtout des dossiers de recherche d'images ou de films pédopornographiques, dont une a duré des mois aidez-moi. C'est toujours la raison d'être de la couleur noire du fond de ce blog, tant décriée par plusieurs lecteurs. Mais j'ai eu aussi de "belles" affaires, techniquement très intéressantes et dont je parlerai peut-être ici-même. En particulier, j'ai eu à faire de l'archéologie informatique sur des systèmes d'exploitation antiques qui m'ont rappelé de bons souvenirs.
J'espère pouvoir en parler dès que je recevrai mon courrier de confirmation de réinscription comme expert judiciaire, mais un coup de fil au greffe de la Cour d'Appel m'a permis de savoir que les magistrats avaient accepté mon dossier. J'ai bu une bonne bouteille à cette occasion... Mais comme Saint Thomas, j'attends le courrier officiel (pour ouvrir une autre bouteille).

Bilan professionnel.
Je travaille dans une école privée d'ingénieurs que je considère comme très performante, avec un vrai projet de formation efficace, soutenue par les collectivités publiques, l'État et l'Europe. J'ai la chance d'appartenir à une équipe de direction soudée, solidaire et dynamique. Je l'écris sans flagornerie puisque personne n'y connait l'existence de ce blog. Mon employeur me donne les moyens nécessaires pour toute la partie technique et informatique de l'établissement. J'ai également une équipe de techniciens très compétents qui travaille avec moi avec enthousiasme. Enfin, les étudiants sont sérieux et épanouis, ce qui m'encourage toujours à porter leur projet professionnel. Et puis, c'est toujours agréable de travailler avec des clients qui ont chaque année entre 18 et 23 ans (en tout cas, cela motive à rester dans le coup).

Bilan de ma vie publique.
Être conseiller municipal, c'est s'impliquer concrètement dans la vie de sa cité. Beaucoup moins qu'un adjoint, mais suffisamment pour bien remplir certaines soirées. Je regrette néanmoins qu'il n'y ait pas d'opposition dans mon conseil municipal. Je pense que certaines décisions seraient plus discutées, plus préparées. En tout cas, il ne manque pas de choses à faire dans une commune et j'aime beaucoup ce travail de l'ombre. Certains sont faits pour être mis en avant, d'autres pour être les briques de base. Je suis de ces dernières.
Les projets municipaux avancent, pour le bien de tous. Le budget est équilibré, bien préparé par les adjoints. Il y a une vraie politique sociale en direction des plus démunis, des plus fragiles. Je suis fier de travailler dans cette équipe.

Bilan de ma vie personnelle.
Je suis un homme heureux. J'ai une famille fantastique: mes enfants grandissent, ni trop vite, ni pas assez vite, et j'ai une épouse extraordinaire, même si elle ne veut pas que je parle d'elle sur ce blog. Et elle fait un métier passionnant. Pour moi donc, l'année 2010 a été globalement très positive. Je n'ose pas trop en parler tant je lis ici ou là que tout le monde est content de tourner cette page pour ouvrir celle de 2011. Si un bonheur ne doit pas s'afficher, au moins qu'il se partage. Je m'y emploie.
La famille élargie aux parents, frères et sœurs, beaux parents, beaux frères et belles sœurs est soudée, surtout quand la maladie frappe douloureusement. Chère belle sœur qui lutte contre la maladie si loin de nous, mes pensées t'accompagnent chaque jour.

En 2009, j'avais fait une "wish list" dont j'avais fait le bilan un an après. Je vais faire ici le bilan de ce bilan et compléter la liste:

- être toujours vivant, si possible en bon état [ok, ça, c'est bon, mais il faut sérieusement penser à reprendre le sport et perdre 10kg]

- arriver à compléter le tri sélectif au boulot avec la récupération du papier par une filière de recyclage [ok, fait cette année]

- stopper l'inflation du nombre de PC à la maison (10 début 2009, 9 début 2010) [ok, virtualisation de mes 2 machines d'expérimentation = 7]

- arriver à obtenir le paiement des expertises judiciaires effectuées (un an de retard) [non, toujours un an de retard, et je crains le pire en 2011]

- ranger mon bureau professionnel [c'est fait, en partie]

- ranger mon bureau personnel [re raté, pas d'excuse]

- acquérir une paire de lunette vidéo 3D [raté, mais j'ai toujours bon espoir d'une baisse des coûts avec l'arrivée des TV 3D]

- migrer l'ensemble des serveurs du boulot (>6ans) vers de nouveaux serveurs virtualisés [yes, we have done it]

- arriver à faire fonctionner cette $#%µ& régulation de chauffage au boulot [raté, mais le propriétaire s'y intéresse un peu plus chaque année]

- remplacer les chaudières gaz du boulot (2x800kW quand même) par des / panneaux solaires / éoliennes / chaudières bois / forages géothermiques (rayer les mentions inutiles) [raté, les chaudières sont en trop bonnes formes. Mais un projet d'étude sur des panneaux solaires d'appoint démarré début 2010 a abouti. Reste maintenant l'obstacle des financements. L'État semble faire machine arrière...]

- travailler moins et gagner plus [raté, je travaille plus pour le même salaire, mais mon boulot est de plus en plus intéressant]

- faire évoluer les serveurs web du boulot [non, remplacé par le changement du système d'information. La vraie évolution sera pour 2011]

- faire un peu plus de sport et plus régulièrement [non, j'ai arrêté la course à pied et le tennis]

- m'intéresser de plus près aux outils des Pentesters [raté, là aussi, c'est un métier. J'ai travaillé quand même sur une meilleure maîtrise de WireShark]

- m'intéresser de plus près aux travaux scolaires de mes enfants [oui. Je suis incollable sur les forces (1èreS), la guerre de 100 ans (5e) et les verbes du 1er groupe (CE2)]

- m'intéresser de plus près aux travaux extra scolaires de mes enfants [ok, je fais 2000 kms par jour pour les accompagner partout. Enfin, surtout mon épouse.]

- assister au moins une fois à une Berryer [raté]

- rencontrer IRL Me Eolas, Me Tarquine, Mme Aliocha, Mr Boulet, Mr Sid, Me Mô, Mr Gloaguen, Mr "Authueil", Mme Bonjour et être capable d'aligner une ou deux phrases sans balbutier [0 pointé cette année].

- et bien sur, continuer de rêver [ok, ça, on ne pourra pas me l'interdire].

J'ajoute à la partie non atteinte de la liste, les objectifs suivants pour 2011:
- postuler pour une inscription sur la liste de la Cour de Cassation (si, si:)
- suivre plus de formations techniques, en particulier auprès des pentesters
- approcher quelques experts judiciaires pour leurs soutirer des billets invités
- me préparer à devenir expert judiciaire "prestataire de services"
- mettre en place des enquêtes de satisfaction clients auprès des étudiants
- encourager le personnel de l'établissement à venir en vélo plutôt qu'en voiture
- venir moi-même en vélo
- acheter un vélo
- migrer le système d'information de mes trois sites de production
- suivre de près la rénovation de l'école primaire de ma commune
- finir l'implantation de l'aire d'accueil des gens du voyage et les accueillir
- dire et montrer l'amour que je porte à mes proches et être réellement présent dans les difficultés. C'est un peu simplet, mais la vie a aussi besoin de choses simples.

Et je conserve ma conclusion de l'année dernière pour 2011:
Bonne année à tous! Qu'elle vous apporte joie et bonheur.
Si je peux me permettre de pasticher Margot Motin:
un quintal de Chantilly Powa dans ta face! Poutoux-poutoux-coeur-paillettes-et-bonne-année :)