19 décembre 2016

Le vieil homme et l'immersion

J'ai toujours été attiré par la réalité virtuelle, qu'elle soit utilisée dans les jeux vidéos ou dans certains programmes informatiques professionnels. Je crois que mon premier "Whaouuu" en la matière a été lorsque j'ai lancé Quake sur une grosse station de travail sous HP-UX, et depuis je n'ai cessé de m'émerveiller.

Vers la fin des années 90, j'ai fait venir à l'école d'ingénieurs où je travaille une entreprise qui avait réalisé un casque d'immersion 3D qui coûtait la bagatelle de 120 000 euros. J'assistais à la démo assis dans le public et quand le démonstrateur a demandé un volontaire pour tester le système, j'ai levé la main précipitamment, déclenchant l'hilarité générale... Je me souviens que ce système avait été développé comme prototype pour l'étude et la conception des éléments de la fusée Ariane (montage, démontage des différentes pièces). La démo consistait en un déplacement dans une cité futuriste, avec des ascenseurs gravitationnels dans lesquels j'avais eu la mauvaise idée de regarder en bas : vertige et déséquilibre assurés :-)

Avec les progrès fulgurants de l'informatique, j'étais sûr que les casques d'immersion 3D feraient rapidement leur apparition, à un coût raisonnable... Mais le temps a passé, et rien n'est arrivé.

Jusqu'à ces dernières années, où différents prototypes de casques sont apparus, à des prix trop élevés pour moi, et demandant des configurations très puissantes... Il me fallait donc me contenter de casques en carton intégrant mon smartphone, avec de petites applications d'immersion.

Puis je suis tombé sur l'annonce de la sortie imminente du casque de Sony pour la console de jeux PS4. Fébrile, je cherche un magasin où le tester, et ce samedi, malgré la foule de Noël, je me rends dans une grande enseigne où un démonstrateur de chez Sony permettait aux curieux de faire un test à partir de 15h.

A 14h55, j'étais prêt devant le stand. A 15h00, l'animateur me donnait les conseils d'usage : êtes-vous sujet au vertige, au mal des transports, etc. Parmi les démos disponibles, j'ai choisi la descente dans les abysses de VR World, qui présente l'intérêt de ne pas me ridiculiser avec une mauvaise maîtrise des commandes (il n'y a rien à faire d'autre que de regarder), en plus d'être assis confortablement sur un grand tabouret.

Voyant ma fébrilité, l'animateur me regarde un peu inquiet : vous êtes sûr que ça va aller ? C'est un achat pour vos enfants, me demande-t-il en regardant mes cheveux blancs... Non, non, c'est pour moi, allez-y / on y va / go ! Il m'explique qu'il a vu pas mal de réactions différentes à l'immersion 3D et que ça peut être désagréable. Il me règle le casque sur la tête, puis les écouteurs.

Me voici immergé dans une eau claire et transparente, entouré de poissons, de petits sous-marins, dans une cage anti-requin suspendue à un long câble relié à un navire de surface. Je suis subjugué. Les graphismes sont extraordinaires (à mes yeux), et je peux regarder dans tous les sens : devant, derrière, au dessus, au dessous de moi... Puis commence une lente descente vers les abysses, à travers un gouffre dans lequel je retrouve toutes mes sensations de spéléologue.

Pendant 10 mn (la démo dure 20 mn, mais l'animateur l'a arrêté plus tôt pour laisser la place à d'autres personnes), je me suis tortillé sur mon tabouret, les yeux écarquillés, pour regarder de tous les côtés. Je retrouvais les sensations d'immersion que j'avais connues fugacement comme jeune adulte. Enfin, je pouvais profiter d'un spectacle 3D complet. J'étais aux anges.

Quand l'animateur m'a retiré mon casque, il a été surpris et s'est exclamé : "ah, ben, ça c'est pas banal !". En effet, sous le coup de l'émotion, mes yeux s'étaient mouillés, et une larme coulait sur ma joue... J'ai ainsi ajouté une réaction à la liste déjà longue de l'animateur.

Vous connaissez ainsi le cadeau que je vais avoir à Noël. Je trépigne déjà d'impatience, et mon épouse refuse que je l'ouvre en avance, alors que j'attends depuis si longtemps ;-)

--------------------------------------------
Je profite de ce billet pour vous souhaiter à tous de joyeuses fêtes de fin d'année. Embrassez vos proches, vos amis, votre voisine, votre voisin. Donnez un peu de chaleur à ceux qui en ont besoin.

Et n'oubliez pas : on n'a qu'une vie.


Interview ZDNet

Au début du mois de décembre, j'ai été contacté par le journaliste Louis Adam qui m'a proposé de répondre à quelques questions sur mes activités d'expert judiciaire. L'interview est parue en ligne sur ZDNet.fr (avec un titre choc ;-), et je retranscris ici avec l'aimable autorisation de Louis Adam, mes réponses intégrales.

Bonjour M. Adam,

Tout d'abord, il faut que j'insiste sur une chose : je suis un tout petit expert de province, et je ne représente en aucune façon à moi tout seul l'activité des experts judiciaires. J'ai simplement usé de ma liberté de pouvoir prendre la parole (écrite) en ouvrant un blog, ce qui m'a mis à dos un grand nombre de personnes dans ce petit monde clos. Je ne représente rien d'autre que moi-même, et les réponses que je vais essayer de faire à vos questions n'ont pas la prétention d'être pertinentes (je n'ai pas accès aux statistiques des compagnies d'experts, ni à celles de l'administration judiciaire). Pour pouvoir garder ma liberté de parole (et d'action), je ne suis plus maintenant adhérent à aucune compagnie d'experts.

Questions:

En quoi consiste concrètement votre rôle d’expert judiciaire ? Quels type d’opérations êtes vous amenés à réaliser pour les magistrats ?

Pour pouvoir juger, les magistrats ont parfois besoin de demander l'avis d'une personne sur un point technique qu'ils ne maîtrisent pas. Pour éviter de contacter n'importe qui, une sélection de personnes est faite parmi des candidatures volontaires. Les personnes retenues sont inscrites sur un annuaire géré au niveau des cours d'appel (et de la cour de cassation). Les personnes inscrites sur cet annuaire ont le droit d'utiliser le titre d' "expert judiciaire près la cour d'appel de XXX". Concrètement, je suis contacté par écrit par un magistrat qui me demande de faire un certain nombre de choses et de répondre à un certain nombre de questions. Il s'agit des missions qu'il me confie. Si je les accepte, j'ai un certain délai pour y répondre dans un document appelé "rapport d'expert". Selon les différents types de dossiers, les procédures sont différentes: au pénal, je travaillerai par exemple pour un juge d'instruction, ou pour un officier de police judiciaire sous l'autorité d'un procureur. En matière civile et commerciale, la procédure est contradictoire, et je dois convoquer une réunion avec toutes les parties pour étudier devant elles toutes les pièces, mener toutes mes investigations, répondre à toutes leurs questions, pour finir par déposer mon rapport au juge, avec copie aux parties.

Je suis inscrit sur la liste des experts judiciaires de ma cour d'appel depuis 1999. J'ai eu à traiter des dossiers de recherches d'images et de films pédopornographiques, des litiges entre entreprises, ou entre un particulier et une entreprise, de la contrefaçon de logiciels, des litiges aux prud'hommes, etc.

Dans quels types d’affaires êtes vous confrontés à des entreprises ?

Tout type de dossiers dans lesquels l'informatique peut intervenir de près ou de loin.

Cela va d'un problème de pertes de données suite à un dysfonctionnement de serveur et de sauvegardes (cf le billet "le dernier maillon"), en passant par le classique problème de (ré)informatisation ratée où l'on retrouvera le triptyque "entreprise/société de service/éditeur" comme par exemple dans la série de huit billets "Une histoire simple et banale".

Quelle est l’attitude des entreprises face à vous ? Est-ce que vous êtes vu comme l’inspecteur des travaux finis ? Est-ce que les informaticiens des entreprises vous voient comme un ennemi, un allié, ou cela varie selon les affaires?

L'attitude des personnes est très dépendante du dossier, des participants et de l'avis que je vais prendre pendant le déroulé de l'expertise. J'ai pour habitude de commencer toutes mes expertises contradictoires en expliquant à toutes les parties mon rôle, et en lisant devant elles les questions qui me sont posées et l'interdiction que j'ai de sortir de ce rôle. Je ne suis ni un ennemi, ni un allié, ni une partie prenante dans le problème, ni même dans sa solution. Je suis l'expert désigné par le juge qui va décider des suites judiciaires à donner au litige en cours. Je me fais expliquer le(s) problème(s) en détail jusqu'à ce que je puisse répondre à l'ensemble des questions qui me sont posées. Cela peut prendre plusieurs réunions (en général d'une journée). La tension monte quand je commence à donner mon avis, et cela déclenche parfois des comportements agressifs. Je dois alors rester dans mon rôle et ne pas céder aux provocations qui peuvent m'être faites. Je suis un informaticien généraliste (comme un médecin généraliste) et donc je n'ai pas honte de me faire expliquer en détail une partie très spécialisée de l'informatique si elle intervient dans le sujet de l'expertise qui m'est demandé. Certains informaticiens spécialistes (en sécurité, en informatique bancaire, en développement basé sur une méthode particulière, etc.) peuvent me voir alors comme n'étant pas à leur hauteur, ce qui est le cas (puisque je ne suis pas spécialiste dans leur domaine).

Dans un cas de litige entre un prestataire et un client, qu’est ce qui va compter le plus dans votre interprétation des faits : le contrat, les bonnes pratiques, ou tout un ensemble de facteurs ?

Le contrat est un document juridique. C'est donc le terrain des experts en droit que sont les avocats. Je vais m'y intéresser mais je ne suis pas sur mon terrain d'expertise. Je suis plus concerné par les méthodes de gestion de projet mises en place, par les bonnes pratiques et par l'état de l'art (ce sont les questions du magistrats qui me guident sur ces terrains, ce qui est normal). Le prestataire a-t-il mis en place la possibilité technique d'un retour arrière en cas de problème, des sauvegardes de l'état initial, etc. ? Ce qui va compter le plus pour moi, ce sont les questions du magistrat...

Est-ce que vous avez déjà été confrontés à des entreprises faisant preuve de mauvaise volonté à votre égard ?

Oui, mais sans que je puisse trouver de règles universelles expliquant cela. C'est souvent une question de comportement humain: tel gérant va considérer que je ne suis pas assez de son avis et s'emporter, telle entreprise va snober la réunion, tel avocat va envoyer 50 pages de questions quelques heures avant la fin du délai imparti...

Et des bons élèves ?

Oui, avec le même constat, car il s'agit de rapports humains. Certaines personnes comprennent l'intérêt qu'elles ont à contribuer efficacement au travail de l'expert, même si là aussi il faut se méfier des bonnes intentions...

Comment est-ce que vous parvenez à garder une certaine neutralité dans ce cadre ? En se tenant strictement aux missions qui vous sont confiés ?

Lors de l'inscription sur la liste des experts judiciaires, nous prêtons le serment suivant : "Je jure d'apporter mon concours à la Justice, d'accomplir ma mission, de faire mon rapport, et de donner mon avis en mon honneur et en ma conscience". C'est à mes yeux un point important qui doit guider tout mon travail. Je dois donner mon avis "en mon honneur et en ma conscience". Je dois répondre exclusivement aux questions qui me sont posées. Je dois faire abstraction des animosités qui ont pu me viser ou me blesser pendant l'expertise. Je dois adopter une vision scientifique de mes missions, un raisonnement argumenté. Je dois savoir écrire "je ne sais pas", même si cela peut me valoir de ne plus être désigné par ce magistrat. J'applique pour cela une technique de management connue basée sur 5 points, qui s'appellent les 5 accords toltèques :
- que votre parole soit impeccable
- quoiqu'il arrive, n'en faites pas une affaire personnelle
- ne faites pas de suppositions
- faites toujours de votre mieux
- soyez sceptique, mais apprenez à écouter
J'en parle dans ce billet intitulé "l'expert judiciaire et les accords toltèques".

J’imagine que vos interventions nécessitent une connaissance de l’état de l’art sur le sujet auquel vous êtes confronté, comment est-ce que vous vous maintenez à jour sur l’évolution des bonnes pratiques informatiques ?

Être expert judiciaire n'est pas une profession, c'est une activité annexe à une profession. Pour ma part, je suis directeur informatique et technique dans une école privée d'ingénieurs, ce qui me demande d'être en veille permanente sur toutes les techniques qui font parties de mon activité : matériels, logiciels, méthodes de travail, bonnes pratiques, échanges sur l'état de l'art, formation continue, etc. Je participe à (et j'anime) des réseaux professionnels d'échanges sur les bonnes pratiques. Je participe également à des conférences où j'apprends beaucoup de choses. L'activité d'expert judiciaire demande néanmoins de se former à certains domaines : comptabilité d'une activité d'autoentrepreneur, déclarations fiscales, assurances en responsabilité civile, compréhension du fonctionnement de l'administration judiciaire (procédures, logiciels CHORUS) et bien sur à la maîtrise des procédures et du droit concernant les expertises. Pour cela, il faut suivre des formations régulièrement, formations qui sont indiquées dans le dossier de renouvellement de la demande d'inscription sur la liste des experts judiciaires (tous les cinq ans). J'ai la chance d'être marié à une avocate qui peut me former, répondre à mes questions et m'orienter dans l'univers complexe du Droit.

Aujourd’hui, vous êtes fréquemment amenés à intervenir dans le cadre de litiges dans le cadre des prud’hommes ?

Tout dépend de ce que vous entendez par "fréquemment". Mais oui, j'interviens dans ce type de dossiers, de trois manières différentes : soit à la demande d'un magistrat prud’homal, soit comme expert privé de l'entreprise, soit comme expert privé du (ou des) salarié(s).

Quels sont les principales affaires que vous êtes amenés à traiter dans ce cadre ?

Il s'agit souvent de répondre à la question de savoir si le salarié est parti avec des données appartenant à l'entreprise (fichiers clients, formules de calculs, plans, etc.) pour les exploiter chez un concurrent. J'ai aussi beaucoup d'affaires où l'équipement informatique a servi à autres choses que son objectif initial (pédopornographie, vols de données, contrefaçons, piratages...). Et parfois, c'est surprenant comme dans le billet "Le plein de pr0n" ou dans celui intitulé "Watching you". Parfois, c'est moins drôle comme dans "L'interrogatoire".

Est-ce que vous constatez une recrudescence du recours à l’expert judiciaire dans le cadre de litiges entre direction et employés ?

La justice française dispose de moyens financiers très limités, parmi les plus bas d'Europe. L'expertise judiciaire coûtant cher, je constate qu'elle est de moins en moins demandée. Par contre, je suis de plus en plus sollicité pour réaliser des expertises privées, c'est-à-dire des expertises pour l'une des parties. Ma spécialité : faire une analyse critique du rapport d'expertise informatique d'un confrère pour y déceler les éventuelles anomalies et permettre à l'avocat de rédiger des dires (des questions à expert) efficaces. Mes clients sont essentiellement des avocats qui recherchent pour leur client un expert indépendant des compagnies d'experts judiciaires. Lorsqu'une entreprise fait directement appel à mes services, je lui propose de travailler conjointement avec son avocat, de manière à être plus efficace. De ce point de vue, oui, je constate une recrudescence du recours à l'expert judiciaire mais dans le cadre de missions privées.

Bien à vous,
Zythom


16 décembre 2016

La honte

Une impression d'inutilité m'envahit. Je me sens las. Je rentre du travail, les enfants sont dans leurs chambres, ma femme travaille encore dans son cabinet, je m'isole dans mon bureau et je pleure tout seul.
Je me surprends à lire les conditions de mon assurance décès pour le remboursement de l'emprunt des études de ma fille.

J'ai de beaux enfants, une femme formidable, un métier passionnant. Je suis en bonne santé, entouré par des gens qui m'aiment et que j'aime. Je vis dans un pays en paix, dans un confort appréciable...

J'ai tout pour être l'homme le plus heureux de la terre et cela amplifie ma honte de ne pas ressentir ce bonheur.

Je dors beaucoup, je me réveille fatigué. Je broie des idées noires.

J'ai envie de tout envoyer paître, j'ai envie d'en finir.

Je tombe sur un article concernant la dépression... et j'en ressens la plupart des symptômes. Je me regarde dans la glace, et je me dis que ce n'est pas possible. Pas moi.

La honte.

Je suis le roc sur lequel mes enfants s'arriment et se hissent pour voir plus loin. Je suis l'un des boosters de la fusée familiale et je n'ai pas le droit de lâcher, surtout sans raison.

Et pourtant, je suis assis, las, à me demander pourquoi je me sens si vide, pourquoi un grand gaillard comme moi est entré dans une boucle négative de dévalorisation de soi si intense. Le syndrome de l'imposteur puissance 10.

Rien ne justifie cette sensation. Rien.

Je lis que la dépression est une maladie, qu'elle se soigne, qu'il faut consulter.

Mais j'ai honte !

Les semaines passent, la souffrance est toujours là, inutile, incompréhensible. Impossible de la cacher auprès de mon épouse qui fait pour le mieux, j'arrive à épargner mes enfants. Au travail, je manque de convictions, d'énergie. J'envisage la démission, le départ, l'abandon.

Tristes sensations.

Je refuse toute aide. Mon médecin est un ami de la famille, j'ai trop honte de lui dévoiler cette faiblesse inavouable. J'ai encore un peu de fierté pour essayer de m'en sortir seul. Tous ces atouts de mon côté et se sentir nul de chez nul, je ne me comprends pas.

J'écris. Je me souviens du bien que cela me faisait quand j'étais anonyme parmi les anonymes et que j'affrontais les démons de l'univers de la pédopornographie pendant mes expertises judiciaires. J'écris, mais je ne publie pas. Trop de monde me connaît sous ma vraie identité sur ce blog. Mes enfants me lisent, des magistrats, des avocats, des journalistes me lisent.

De quoi peut-il bien se plaindre, il a tout pour être heureux. La honte !

Alors, j'écris pour moi. Sur du papier, avec un stylo. J'écris des horreurs. J'écris mes idées noires. J'écris mon envie de donner un petit coup discret de guidon en vélo dans ce carrefour si fréquenté par des voitures qui roulent vite. J'écris cette descente en enfer incompréhensible. J'ai l'impression d'être dans cette course de voiture absurde de la nouvelle de Dino Buzzati intitulée "Les dépassements"...

Je noircis des feuilles.

-------------------------------------------------------

Épilogue.

J'ai écris ce texte il y a quelques semaines. Je suis sorti maintenant de cette mauvaise passe, avec l'aide de mon épouse. C'est elle mon roc, mon soutien. Et à deux, nous sommes les moteurs de notre petit avion familial, qui vient de fonctionner quelques temps avec un seul propulseur.

Je publie ici ce texte parce que même si j'en ai encore honte, je pense que cela peut peut-être donner une petite lueur d'espoir à quelqu'un qui serait dans le 36e dessous, et qui aurait des idées noires.

Je considère que j'ai attrapé une sorte de virus, que je n'y suis pour rien, et que maintenant j'en suis guéri... J'ai fait une petite déprime d'homme ;-)

Je ne suis ni un héros, ni un zéro. Je fais de mon mieux. Et parfois, ce n'est pas terrible.


[EDIT du 19/12/2016]
Merci pour tous vos messages de sympathie, en commentaire ou en direct, qui m'ont fait énormément plaisir.
MERCI ♥♥♥ !